Kedge Business School propose des formations en management allant du bachelor au master, accessibles via concours ou dossier sur 11 campus en France et à l’international. L’admission repose sur la performance académique, la motivation et des entretiens sélectifs. Les programmes couvrent finance, marketing, management, qualité et immobilier.
Présentation générale de Kedge Business School
Kedge Business School est née en 2013 de la fusion de deux grandes écoles : Bordeaux École de Management et Euromed Management. Cette union a permis de créer un établissement de référence dans le paysage français des écoles de commerce, affichant aujourd’hui plus de 13 000 étudiants et un corps professoral de près de 250 enseignants permanents.
L’école dispose de 11 campus, dont quatre majeurs en France : Marseille, Bordeaux, Paris et Toulon. Elle s’est également implantée à l’international, notamment à Shanghai, Suzhou, Dakar et Abidjan. Chaque campus offre une identité forte et un ancrage local, tout en permettant une mobilité étudiante entre les sites.
Kedge se positionne dans le haut du classement des business schools françaises, notamment grâce à son Programme Grande École (PGE) classé 9e par le Financial Times et ses accréditations internationales (AACSB, EQUIS). L’école affiche une spécialisation marquée en RSE, en innovation pédagogique et en expérience internationale.
Les formations proposées par Kedge Business School

Kedge Business School propose un éventail de cursus structurés pour répondre à différents profils :
- Bachelor : formation en 3 ou 4 ans, idéale après le bac, avec des options en marketing, management ou commerce international.
- Programme Grande École : cursus en 5 ans, accessible post-prépa ou via admissions parallèles, combinant fondamentaux du management et spécialisations sectorielles.
- Masters spécialisés : plus de 15 programmes couvrant la finance, le marketing digital, la qualité, l’immobilier…
L’école propose la plupart de ses formations en alternance ou en temps plein. L’alternance est particulièrement présente sur les campus de Paris, Bordeaux et Marseille, avec un rythme adapté au marché du travail. Ce format permet une immersion rapide en entreprise, un vrai atout pour l’insertion professionnelle.
Les domaines clés enseignés à Kedge couvrent toutes les fonctions classiques d’une business school, mais aussi des niches comme le management de la qualité ou la gestion d’actifs immobiliers. À chaque étape, les étudiants bénéficient d’un accompagnement personnalisé, ce qui limite le décrochage, surtout sur les parcours longs.
Le coût d’une formation à Kedge se situe dans la moyenne haute des écoles françaises : pour le PGE, il faut compter environ 51 000 € pour l’ensemble du cursus (hors année de césure). À cela s’ajoutent les frais annexes — logement (600 à 1 000 €/mois selon la ville), transports, vie étudiante — qui peuvent représenter 10 000 € à 15 000 € supplémentaires sur cinq ans. Beaucoup d’étudiants sous-estiment ce budget global, surtout à Paris ou Bordeaux.
Processus d’admission et critères de sélection
L’admission au Programme Grande École chez Kedge se fait majoritairement via le concours BCE pour les élèves de classes préparatoires, ou sur dossier pour les admissions parallèles (après un bac+2/+3). Les critères principaux sont :
- Le dossier académique (notes, régularité, progression)
- Les résultats aux tests écrits (TAGE-MAGE, TOEIC/IELTS selon le parcours)
- La performance à l’entretien de motivation
La sélectivité de Kedge est réelle, mais reste un cran en dessous de NEOMA ou Toulouse BS. Le taux d’admission pour le PGE oscille autour de 40 % en post-prépa, contre environ 30 % chez NEOMA et 27 % chez Toulouse BS. Cela ouvre le champ à davantage de profils, mais le processus reste exigeant sur la motivation et la cohérence du projet professionnel.
Pour maximiser ses chances, il faut éviter deux erreurs fréquentes lors de l’entretien à Kedge :
- Arriver avec un projet trop flou ou trop « générique » — le jury attend une motivation ancrée dans les spécificités de l’école (international, alternance, vie associative).
- Mal maîtriser son parcours ou ses échecs : chez Kedge, l’authenticité prime sur le formatage. J’ai accompagné plusieurs candidats qui pensaient qu’il fallait « tout réussir » ; or, un échec bien expliqué, avec un vrai apprentissage, marque des points.
Prendre le temps de préparer un argumentaire concret, illustré par des expériences et en lien avec les valeurs de l’école, fait clairement la différence. Les meilleurs moments pour candidater restent entre janvier et mars, période où les jurys sont les plus disponibles et les sessions de visite de campus les plus nombreuses.
L’international au cœur de l’expérience Kedge
Kedge place l’international au centre de ses programmes, avec plus de 300 partenariats universitaires dans une soixantaine de pays. Les étudiants peuvent suivre :
- Des programmes d’échanges d’un ou deux semestres
- Des doubles diplômes avec des universités partenaires en Europe, Asie ou Amérique du Nord
- Des stages à l’étranger (obligatoires dans certains cursus, en particulier le bachelor international et le PGE)
Ce volet international impacte concrètement l’employabilité : d’après les enquêtes d’insertion, plus de 90 % des diplômés décrochent un emploi en moins de 4 mois, souvent avec une expérience à l’étranger sur le CV. Les profils ayant validé un double diplôme affichent même une prime salariale à l’embauche. Sur un dossier client, le fait qu’un jeune diplômé ait vécu 6 mois à Shanghai ou Montréal a souvent été décisif lors d’un recrutement en entreprise internationale.
À noter : les frais liés à l’international (billets d’avion, logement, visa) ne sont pas toujours inclus dans les frais de scolarité, ce qui peut représenter un surcoût de 2 000 à 7 000 € selon la destination. Mieux vaut anticiper ce budget dès la première année.
Vie étudiante et ressources sur les campus
La vie étudiante à Kedge est dense, structurée autour de plus de 60 associations et clubs actifs sur chaque campus. Les événements majeurs — forums entreprises, soirées, compétitions sportives, projets solidaires — rythment l’année et favorisent l’intégration.
Les infrastructures sont à la hauteur : bibliothèques, espaces de coworking, incubateurs de start-up, restauration, salles de sport. Sur le campus de Marseille, par exemple, le Learning Lab propose des outils numériques avancés pour les travaux de groupe. À Bordeaux, le pôle associatif offre un vrai tremplin pour s’investir dans des projets concrets, un critère qui séduit de nombreux candidats.
L’accompagnement pédagogique est renforcé : chaque étudiant dispose d’un référent, et des ateliers de coaching sont proposés pour la recherche de stage ou d’alternance. Le réseau des anciens (plus de 70 000 diplômés) facilite les contacts et les retours d’expérience concrète. Lors d’une mission à Toulouse, j’ai vu comment la mobilisation des alumni de Kedge peut débloquer un stage ou un premier emploi en quelques semaines, même dans des secteurs tendus.
Visiter un campus reste le meilleur moyen de se projeter : privilégiez les journées portes ouvertes en février et mars, quand les associations sont actives et les équipes d’admission disponibles. Venir un lundi ou un jeudi matin offre généralement un accès plus direct aux enseignants et aux étudiants. Trop de candidats se limitent à la visite virtuelle — or, rien ne remplace l’immersion réelle pour juger de l’ambiance et des ressources.



